Sunday, August 27, 2006

Besoin de Japon

par Jean-François SABOURET

 

Voici un livre que j’ai eu du mal à terminer, non pas parce que j’avais du mal à le lire, mais plutôt parce que j’avais du mal à le voir se terminer! J’en ai même gardé un petit bout pour plus tard…

Voici un voyageur français sans une pointe de xénophobie, qui aime déjà la culture étrangère qu’il visite. A travers son installation et sa vie de Français au Japon, il nous explique les fines nuances des comportements culturels et les illustre par son véçu, ses rencontres et son quotidien là-bas.

Lire le point de vue d’étranger fut un délice. Il en parle avec ce soucis d’objectivité et d’amour nécessaire car, comme on dit : on ne parle bien que des choses que l’on aime.

” Il faudrait toujours arriver dans les capitales du monde par les routes de campagne.”

Il visite le Japon d’abord par Hokkaïdo, l’île tout au nord.

“Les gens du Nord m’ont permis de comprendre qu’il existe plusieurs Japon, avec des sensibilités et des rapports au monde différents.”

Il arrive ensuite à Tokyo et constate même dans cette grande ville la qualité des rapports quotidiens.

“Comment ne pas souligner la qualité du service japonais et le bonheur de vivre dans un pays où les personnes se montrent compétentes, modestes, souriantes et sincères? Cela peut paraître un tantinet vieillot, vu au travers de lunettes hexagono-parisiennes, mais le plaisir de vivre au Japon réside là aussi : dans cette quotidienneté agréable offerte à tous. Oserais-je dire que la politesse n’est pas forcément réactionnaire et qu’elle permet d’économiser chaque jour au Japon des tonnes de stress, de maux divers, d’échecs, et donc, d’argent?”

La politesse, il est vrai, est infiltrée partout dans la manière de vivre au Japon. On pourrait même dire que c’est une véritable valeur japonaise. A travers une anecdote du quotidien avec de nouveaux voisins, il nous explique comment peut être perçu d’offrir un cadeau d’une trop grande valeur à quelqu’un…

“Offrir quelque chose qui n’est pas à la portée du geste de bon voisinage quotidien peut vouloir dire que vos voisins ne sont pas de taille à lutter avec vous et qu’il est préférable d’arrêter là. Les relations en sont très fragilisées et vous risquez d’être jugé comme un arrogant Français. L’art du potlatch est aussi ancien que complexe. N’y joue pas qui veut. Comment ont-ils résolu le problème? En invitant le Français dans un splendide restaurant japonais avec lanterne, dame en kimono et le toutim. Je ne suis pas certain qu’ils aient été très contents de cette invitation onéreuse pour eux, mais ils ne devaient pas perdre la face.”

Il nous démontre encore par moults exemples un autre comportement très typique, celui de la rhétorique japonaise qui est très différente de la française pour laquelle la contradiction et l’esprit critique fait loi.

“Le plus important c’est de partager les vues de l’autre, et, si on les partage, aucune nécessité de préciser, de chercher des mots, d’entrer dans des argumentations où la rationalité fait obstacle au but souhaité, c’est-à-dire l’accord affectif avec l’autre. N’en dites pas plus, je partage votre point de vue. C’est la sympathie parait-il.”

Il explique bien aussi la perception de la religion au Japon qui est très différente de celle de l’Occident :

“Le sacré au Japon fait bon ménage avec l’accueil des autres, même si ces derniers ne partagent pas la même vision religieuse du monde. Les dieux de l’archipel sont conviviaux et généreux. Ils accordent toujours une petite place aux croyances qui ne sont pas exclusives et qui acceptent de partager l’espace des spéculations sur l’au-delà avec d’autres visions religieuses.”

“La croyance est une affaire personnelle, et ce lundi 16 avril aucune des personnes attendant le début de cette cérémonie animiste ne cherche à convaincre quiconque du bien-fondé (ou du ridicule) de ce qui va se passer. Les futurs voisins sont bouddhistes et accordent un place aux croyances et traditions shintô. C’est un peu comme si, en France, des druides prenaient une place tout à fait officielle et bon enfant au milieu des prêtres et des pasteurs. [...] la cérémonie se termine comme elle a commencé : simplement.”

Quand on voyage au Japon, comme souvent en Asie probablement, on trouve un peu que tout est à l’inverse et donc étrange. L’auteur relate beaucoup de ces différences pour des choses qui nous semble des logiques qui “vont de soi” (cette expression est bien révélatrice d’ailleurs), par exemple en Occident on épluche vers soi alors qu’au Japon c’est l’inverse.

“Des exemples semblables, l’Asie en recèle beaucoup. Et les Asiatiques peuvent légitimement nous retourner le compliment : pourquoi agissons-nous si souvent à l’inverse de leurs pratiques et de leurs logiques? Il y aurait beaucoup à écrire sur ce registre, mais il semble que le Japon concentre plus que d’autres pays d’Asie ce genre de différences voire d’oppositions. Depuis des siècles, les continentaux aisatiques ont pu se frotter aux caravaniers venus de l’Ouest, et réaliser d’importants échanges. En revance, l’insularité a placé les Japonais presque hors circuit de ces rencontres suivies et ils ont donc développé des pratiques tout à fait originales. [...] Durant plus de deux siècles, le Japon s’est donc fermé presque totalement sur lui-même, et a pu développer sa propre musique intérieure.”

Je partage avec lui cette vision de la culture personnelle que chacun se construit et aussi de la particularité de vivre en terre étrangère…

“J’aime vivre dans une culture différente de la mienne où les traits de ma propre culture m’apparaissent plus distinctement. Les riches savoirs des autres pays me semblent utiles à incorporer dans le bricolage de ma vie, cette sédimentation d’expériences, fruits du hasard et de la curiosité.”

“S’intéresser à un pays ne revient pas obligatoirement à partager les vues et les actions de ceux qui ont pignon sur médias et tiennent bien en main le porte-voix officiel.”

Je me suis beaucoup identifiée à la culture japonaise, entre autres sur ces points :

“Lors de nos soirées d’Itsukaichi [ville], cherchant à tâtons le sens caché du Japon, nous évoquions le plus fréquemment les arguments de la ténacité, et de la cohésion, doublées d’un remarquable sens du long terme : lorsque le décisions sont prises au Japon, on n’attend pas des résultats dans l’immédiat et l’on sait même qu’il peut y avoir un échec au bout des efforts.”

Pour finir, l’auteur résume bien son “besoin de Japon”, le mien aussi :

[...] on cherche le courant chaud et ancestral qui aide à mieux comprendre ce que l’on fait dans ce monde flottant entre plaisir et souffrance, entre joie et peine, entre jeunesse et grisonnement.”

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Wednesday, June 14, 2006

Tokyo électrique

ouvrage collectif (traduit par Corinne Quentin)

 

Ce recueil de nouvelles d’auteurs contemporains comprend au moins une pépite, la nouvelle “La tente jaune sur le toit” de Shiina Makoto. C’est une histoire pathétique mais qui nous emporte dans le monde exhalté du personnage, qui devenu sans abri suite à une dégradation de son appartement, en vient à vivre sur le toit de son entreprise dans une “tente jaune”. De cette manière, il découvre la beauté de Tokyo, duquel il découvre les couchés de soleil. Une contemplation empreinte de spiritualité japonaise et des images d’une grande beauté esthétique.

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Sunday, May 21, 2006

Oracle Night

de Paul AUSTER

 

 

 

Un roman passionnant, une histoire, ou plutôt des histoires prenantes s’enchevêtrant. Le narrateur est un auteur qu’on a tendance a prendre pour l’auteur réel. Il revient d’une longue convalescence et essaie de recommencer à écrire. Il se fait “ensorceller” par un cahier de fabrication portugaise (petit côté un peu fantastique) dans lequel il tente d’écrire. Il l’obsède et l’entraine dans des aventures quelques peu dangereuses… Retour à sa vie réelle et dénouement inattendu et très bien ficelé.

La seule critique que j’émets est que l’auteur a la fâcheuse tendance à utiliser les notes de bas de page comme des parenthèses sans fin. Une note de bas de page s’étendant souvent sur plusieurs bas de pages… Pas utile et épuisant pour le lecteur. A lire tout de même !

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Saturday, April 29, 2006

Une existence tranquille

de OE Kenzaburô (traduction de Anne Bayard-Sakai)

 

 

Ce roman nous décrit la vie intérieure d’une jeune femme japonaise qui s’appelle Mâ. Ses parents étant partis vivre aux Etats-Unis (son père est invité comme écrivain en résidence dans une université américaine), elle doit désormais prendre soin de son frère handicapé Eoyore, tout en devant finir ses études universitaires en littérature française. Sa mère a décidé de suivre son père aux Etats-Unis et laisser à sa fille la lourde tâche d’accompagner son frère au quotidien car son mari était en train de traverser une période difficile psychologiquement.

Nous suivons les pensées intérieures de Mâ qui traverse cette période un peu difficilement. Heureusement, son frère cadet l’aidera et prendra le relais afin qu’elle puisse mener à bien ses études. Avec lui, elle a des discussions profondes, par exemple sur le sens qu’à pris pour eux le film “Stalker” de Tarkovsky :

” La fin du monde viendra. Mais pas tout de suite. Ce ne sera peut-être pas de notre vivant. Elle se rapproche à une vitesse indécise. Et nous, nous sommes condamnés à attendre en vivant de manière tout aussi indécise. Mais s’il en va ainsi, il est évident aussi que doit naître le désir d’embrasser d’un coup d’oeil cette fin du monde à l’approche si indécise, non ? Ca pourrait, en tout cas, être la fonction du travail des artistes, tu ne crois pas? “

Ce roman amène une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu :

“[...] K. n’a-t-il pas gardé des cicatrices ou des habitudes de cette période où il a cru être quelqu’un de spécial? [...] moi aussi je désirais mener à l’avenir avec Eoyore une existence tranquille comme une personne de rien du tout.”

Le jeune homme handicapé loin d’être considéré par sa famille comme un fardeau, est plutôt perçu comme un être parfois bien plus lucide que les autres, qui permet de prendre du recul avec sa perception quelque peu lointaine de ce qui l’entoure et qui permet toujours à tous ceux qui l’entoure d’être un peu plus humain et leur rappeler l’essentiel de l’existence : aimer ses proches et profiter de la vie.

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Tuesday, April 11, 2006

Je veux devenir moine zen !

de MIURA Kiyohiro (traduction de Elisabeth Suetsugu) 

 

Tout jeune, un jeune garçon veut devenir moine zen. Il pratique déjà le zazen avec son père et s’y applique comme un adulte. Cette volonté sera plus tard accomplie. Au début de son adolescences, alors qu’il devient plus turbulent, son père lui rappelle sa volonté d’antan et le pousse quelque peu dans cette direction. Il sera aussi encouragé par l’abbesse du temple où il pratique le zazen, qui a besoin d’un successeur pour prendre soin du temple. Il s’engage dans cette direction qui semble très bien lui convenir car il progresse bien. C’est cependant pour ses parents que c’est le plus dur car ils doivent faire adopter leur fils par l’abbesse pour qu’il suive sa formation zen. Ce n’est donc plus leur fils et la rigueur de cet engagement les amènera à de lourds questionnement.

 

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L’appel du pied

 de WATAYA Risa (traduction de Patrick Honnoré)

 

C’est l’histoire d’une adolescente pour qui se joue la période des alliances et des rejets propre à l’adolescence, du passage du collège au lycée. Elle grandit mais ne veut pas s’intégrer à la nouvelle bande d’amis de son ancienne amie du collège. Elle ne veut pas la perdre mais elle ne veut pas faire partie de cette bande, pour qui l’important est de se retrouver entre garçons et filles, de dragouiller, de faire bande. Elle préfère rester seule et c’est comme ça qu’elle rencontre un garçon, largué par tous comme elle. Elle a honte de se retrouver seule et d’être vue avec lui. Cet ami est plus asocial et s’est réfugié dans un amour idolâtre pour une mannequin-chanteuse.

L’héroïne découvre des sentiments complexes d’amour sadique, qui l’attire vers son nouvel ami, mais qui lui donne envie de lui faire mal, tout à la fois… 

 

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Saturday, April 1, 2006

Une voix dans la nuit

de YASUSHI Inoué (traduction de Catherine Ancelot)

Ce roman commence dans un environnement qui semble serein et tranquille : un ancien enseignant et haut fonctionnaire retraité vit dans sa maison de campagne et entretient sa passion de toujours pour un recueil mythique de poésie japonais du 7e siècle, le Manyô-shû.

Sa vie tranquille bascule quand lors d’une visite à des proches à Tokyo, il est victime d’un accident de la route. Légèrement blessé, il en ressort cependant mentalement dérangé, on pourrait dire un peu “illuminé”… Désormais, il voit dans la modernité comme un démon nous ayant pervertis et éloignés de nos forces vitales, que sont la nature, la simplicité, l’amour et la vie.

En convalescence chez son fils vivant à Tokyo, il s’enfuit avec sa petite fille, qui est selon lui encore “pure.” Il part sans savoir où il va, mais il souhaite en tout cas s’extraire du monde des démons et d’abord de la ville. Il trouve une jeune fille désoeuvrée dans le parc Ueno qu’il sent aussi sensible “aux démons” et souhaitant aussi une autre vie. Elle sera de l’aventure. Elle leur trouve un chauffeur de taxi souhaitant aussi partir pour un long voyage sans fin.

C’est ensuite le début d’un récit de route, comme il existe des “road-movies”. Ils vont de villages en villages cherchant les espaces “non-contaminés” par les “démons”, à l’écoute seulement de leur flair, et surtout de celui de la petite qu’ils finissent presque par prendre pour leur déesse. Le flair du vieil homme est conduit par les sites mentionnés dans son recueil de poésie, dont des extraits ponctuent le voyage.

Un questionnement sur le sens profond de la vie.

 

 

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Sunday, March 26, 2006

Le Japon moderne et l’éthique samouraï

de MISHIMA Yukio (traduction Emile Jean)

 

J’ai lu ce livre pour accéder à ce monde extrêmement lointain pour nous qu’est celui des samouraïs. Dans cet essai, Mishima reprend les écrits de YAMAMOTO Jocho dans l’”Hagakuré”, ouvrage du 18e siècle considéré comme un guide de vie pour les samouraïs, et les remets “au goût du jour”, en quelque sorte les actualise. Par ce biais, il fait une critique du Japon moderne et présente une vision un peu réactionnaire mais donnant accès à une ancienne morale japonaise, empreinte de nihilisme. Elle nous permet ainsi de nous imaginer la philosophie samouraï.

Voici quelques aspects philosophiques de l’Hagakuré relayés par Mishima.

Chaque jour peut être le dernier.

Il faut donc considérer chaque événement dans cette perspective afin de pouvoir en évaluer son importance réelle.

La spontanéïté dans l’action et l’audace dans la décision.

Lorsque nous sommes dans l’action, il faut faire preuve de spontanéïté. Lorsque nous sommes dans la réflexion et la prise de décision, il faut faire preuve d’audace. C’est selon eux la seule manière de faire que nos convictions se retrouvent en cohérence avec notre vie, car c’est dans l’audace et la spontanéïté que s’affirme la personnalité profonde.

La vie entière du samouraï est une suite continue de résolutions prises. Lorsqu’il a compris cela, il n’a plus rien à éprouver aucune impatience, il n’a plus rien à attendre qui dépasse chaque moment. Il n’a qu’à rester concentré sur sa résolution. [...] le but du plaisir est lataraxie, le calme diviin auquel accède celui qui a renoncé à tout désir. Il écarte la peur de la mort, qui risquerait de compromettre le plaisir ainsi conçu; tant que nous vivons, la mort ne nous concerne pas; lorsque nous sommes morts, nous n’existons pas; il n’existe donc aucune raison de redouter la mort.

On parle beaucoup de la mort dans cet ouvrage. Elle est abordée sans peur et nous explique que la mort n’a historiquement pas la même connotation au Japon que chez nous. Alors que chez nous, la mort a toujours été présentée comme quelque chose de morbide et d’effrayant, elle était chez eux perçue comme quelque chose de salvateur.

Les paroles et l’acte modifient l’esprit.

 

Alors que l’on pense souvent que l’esprit doive modifier les paroles et les actes, ces auteurs se placent en porte-à-faux à cette idée. Ils avancent que c’est plutôt par les paroles et l’acte que l’on modifient son esprit, que ce que l’on se donne à vivre et l’on dit, aurait un effet performatif et influencerait notre esprit.

 

 

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Thursday, March 16, 2006

Mémoires d’une geisha

d’INOUE Yuki (traduit par Karine Chesneau)

 

 

Ces mémoires sont narrés par une femme ayant connu une vieille geisha célèbre (plusieurs livres existent sur cette geisha). Elle nous raconte l’histoire de ce destin de femme si particulier. Sans réelle histoire, cet ouvrage nous fait le récit de ces souvenirs, de son enfance jusqu’à la fin de sa vie, d’apprentie-geisha, puis geisha, à patronne de maison de geishas…

Il nous livre tous les codes de cette profession et son milieu clos (le “quartier réservé”), son esthétisme et son mode de vie. Il nous permet d’accéder à cette culture presque disparue, si étrangère à l’Occident.

A ne pas confondre avec le film de Spielberg, adaptation aussi mauvaise qu’hollywoodienne, faite à partir d’un autre livre plus romanesque de la même histoire…

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Sunday, March 5, 2006

Cent vues du mont Fuji

de DAZAI Osamu (traduit par Didier Chiche)

Ce recueil de récits presque autobiographiques met en lumière une vie d’écrivain tourmentée, d’homme alcoolique qui mène sa vie et sa carrière comme il peut, péniblement. Péniblement, car il est question de plusieurs tentatives de suicide, de cette sorte de double-suicides qui consiste à se suicider avec son amoureuse.

Ses états alcooliques nous amènent à voir la vie comme il la voit, soit bien tristement, soit illuminée… Il traverse divers milieux, celui des geishas, du monde des écrivains, de la mégapôle Tokyo, de la campagne japonaise,…

Le récit qui donne son titre au recueil nous amène à voir la fascination pour le mont Fuji, on pourrait même dire son aura… bref, ce qui fait que ce mont est mythique et que, quand on le voit, on ne peut s’empêcher de penser qu’il est plus que magnifique mais magique, sans vraiment savoir pourquoi…

Cet auteur est aujourd’hui adulé au Japon et fait partie de son “panthéon littéraire”.

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